Depuis le début de l’année 2026, le paysage des congés familiaux en France évolue pour mieux accompagner les parents lors de l’arrivée d’un enfant. Parmi les nouveautés majeures, le congé supplémentaire de naissance suscite de nombreuses interrogations chez les employeurs et les gestionnaires de paie.
Qu’est-ce que ce nouveau dispositif ? Comment s’articule-t-il avec les congés existants ? Voici un décryptage complet basé sur les récentes publications de l’Assurance Maladie et de la CAF.
Qu’est-ce que le congé supplémentaire de naissance ?
Le congé supplémentaire de naissance est une extension de la durée légale de repos accordée aux parents suite à une naissance. Selon l’Assurance Maladie (Ameli.fr, actualité du 9 janvier 2026), ce dispositif vise à renforcer le lien parent-enfant durant les premières semaines et à favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Il ne doit pas être confondu avec le congé de naissance “classique” (généralement de 3 jours payés par l’employeur), mais s’ajoute à celui-ci et au congé de maternité ou de paternité.
Qui peut en bénéficier ?
Ce droit est ouvert à tous les parents, qu’ils soient salariés, travailleurs indépendants ou demandeurs d’emploi indemnisés. Selon la Caf.fr (article du 29 décembre 2025), les conditions d’attribution reposent sur :
- La filiation établie de l’enfant.
- L’arrêt effectif de l’activité professionnelle durant la période demandée.
- Le respect d’un délai de prévenance envers l’employeur (généralement fixé à un mois avant le début du congé).
Durée et indemnisation
Le dispositif se décompose souvent en deux volets :
- La durée : Elle varie selon le nombre d’enfants à charge au foyer et la nature de la naissance (simple ou multiple).
- L’indemnisation : Comme pour le congé de maternité, le parent perçoit des indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS). Le montant est calculé sur la base des derniers salaires bruts perçus, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale.
Note : Il est crucial de vérifier si votre convention collective prévoit un maintien de salaire total ou partiel durant cette période supplémentaire, au-delà du versement des IJSS.
Modalités de demande et de mise en œuvre
Pour bénéficier de ce congé, le salarié doit suivre une procédure stricte :
- Informer l’employeur : Par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge.
- Justifier de la naissance : Envoi de l’acte de naissance à l’organisme de Sécurité sociale et à l’employeur.
- Coordination avec la CAF : La Caisse d’Allocations Familiales intervient dans certains cas pour compléter l’indemnisation via des prestations spécifiques si le congé est prolongé au-delà de la phase strictement médicale.
